PRO B | Tout part de la défense

jeudi 20 décembre 2018

Revue de presse

Pro B - 10e  journée : après la victoire du BCGO contre Nantes (83-71)

Fidèle à son style de jeu flamboyant déjà développé l’an passé, Gries-Oberhoffen est, après dix journées, la meilleure attaque de Pro B. Une statistique gratifiante que le promu doit en premier lieu… à sa défense.

L’attaque du BCGO a beau être la plus prolifique de la division (avec 87,7 points par match devant respectivement les deux monstres de la division Orléans et Roanne avec 87,3 et 86,9 points) , Ludovic Pouillart n’en fait pas un aboutissement. Pas encore en tout cas.

« Si on descend en fin de saison, on dira que notre performance actuelle n’a été qu’un feu de paille. Ce que je veux, c’est ce que notre philosophie vive en Pro B, comme elle a vécu en Nationale 1 », rappelle le technicien qui se dit malgré tout « convaincu » que ce style peut exister dans l’antichambre de la Jeep Elite.

« Le danger est permanent »

Ce basket total proposé par les Verts dans toutes les salles de France et de Navarre depuis un an et demi désormais est quasi unique. Pour autant, il ne surprend pourtant plus les adversaires qui peinent malgré tout à contenir la furie griesoise. `

« Tout le monde sait que Gries joue comme ça, confiait Ludovic Negrobar après la victoire du BCGO face à Nantes, mardi. C’est très dur à défendre : tout le monde court, tout le monde peut shooter, le danger est permanent. »

Au moindre relâchement, la foudre s’abat instantanément sur la tête d’adversaires qui n’ont souvent pas le temps de comprendre ce qui leur arrive.

En ce sens, le choix de Ludovic Pouillart de demander le minimum de temps-mort pour conserver un maximum de rythme s’avère payant.

Mais la véritable recette du succès du jeu développé par les Green boys ne peut néanmoins se passer d’un ingrédient aussi essentiel que paradoxal : la défense.

« Physiquement, on ne pourrait pas rivaliser »

« C’est par nos stops défensifs que l’on se donne du rythme en attaque. Ça nous permet de relancer rapidement, de nous projeter vers l’avant et de faire des écarts. Si on a gagné quatre matches de suite, c’est parce que notre défense s’est ajustée. On encaisse un peu moins, et on court un peu plus », analyse Ludovic Pouillart.

Les passes de martien de Forcada ou les tirs imprévisibles de cow-boys comme Zengo, Siegwarth ou Tarvydas font le reste. « On sait que physiquement, on ne pourrait pas rivaliser avec la plupart des équipes. Contre Nantes, les gens ont dû se dire à l’échauffement que ce serait compliqué parce que la différence athlétique se voit. »

Le BCGO existe avec d’autres armes : des joueurs filous et malins, une adresse détonante et un collectif aussi bien huilé qu’un moteur de F1.

Ajoutez-y l’impact déjà indispensable d’Evan Yates dans la raquette et voilà une équipe qui, même si le championnat est un marathon plus qu’un sprint, semble prête à cavaler vers d’autres succès.

 

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