PRO B | Continuer à rêver

lundi 10 juin 2019

Revue de presse

Pro B (demi-finale retour)

Mené 1-0 dans cette demi-finale par Rouen, Gries-Oberhoffen n’a pas le choix. Le BCGO doit s’imposer, ce soir devant ses supporters à la Forest Arena, pour garder intact son rêve de finale en s’offrant une belle en Normandie.

«Maintenant, il nous reste quatre-vingts minutes à gagner, Rouen plus que quarante. »

En une phrase, le coach griesois Ludovic Pouillart a parfaitement résumé la situation dans cette demi-finale de Pro B entre son équipe et la formation normande.

Pour atteindre son objectif, à savoir se donner le droit d’aller jouer une belle à Rouen jeudi prochain, le technicien alsacien compte plus que tout sur le soutien de ses supporters dans une salle bouillante et pleine comme un œuf.

Après un week-end passé à évacuer l’incompréhension née de la défaite amère du match aller vendredi en terre rouennaise (96-84) et à se remettre au travail, le BCGO entend repartir au combat, ce soir à la Forest Arena.

« Montrer que l’on a le droit d’exister »

« Nous allons préparer cette deuxième manche à fond, explique le coach bas-rhinois. On compte sur la ferveur populaire de notre chaudron pour montrer que l’on a le droit d’exister. L’avantage est que c’est une série et on a encore une chance d’avoir un troisième match. »

Il sait aussi que le peuple vert va pousser très fort derrière son équipe pour l’aider à retourner en Normandie.

« Cela peut être le dernier match de la saison à Gries, le dernier match de la saison tout court, tient à rappeler Ludovic Pouillart. Il faut en avoir pleinement conscience. Cela doit être une explosion pour tout le monde. On doit la ressentir chez les joueurs, dans la salle. Nous avons besoin d’une unité forte. Quand la salle pousse, les joueurs se transcendent et cela va nous donner de la force supplémentaire, nous gonfler en énergie, pour arracher le match 3. »

Même s’il concède que son équipe doit être encore plus forte dans tous les domaines sur le parquet, et notamment s’efforcer à diminuer les pertes de balle, l’entraîneur griesois est persuadé que le promu « peut encore poser des soucis, baskettement parlant » à l’armada rouennaise, quatrième de la saison régulière.

« Je ne sais pas jusqu’où on peut aller, lance même ce dernier. Ce sera à l’équipe adverse de nous le dire. Je veux juste que le basket soit roi ce lundi et peut-être jeudi prochain. Mais d’abord ce lundi. Il est important que les acteurs soient les joueurs, d’autant plus qu’il y a de la qualité dans les deux équipes. Cela ne peut être que bon pour le basket et l’image de notre sport. »

Une salle en fusion, deux équipes surmotivées par l’enjeu et une balle orange au milieu. De quoi vivre un beau moment de basket pendant quarante minutes ce lundi à la Forest Arena. Avant, peut-être, quarante autres minutes décisives dans trois jours à Rouen.

« J’ai un doux rêve : une finale à Gries ! », conclut Ludovic Pouillart. Avec l’aide du sixième homme griesois et une équipe à l’état d’esprit irréprochable, rien n’est impossible.

 

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