PRO B | Comme au bon vieux temps

jeudi 17 janvier 2019

Revue de presse

Pro B - 14e journée : après la défaite du BC Gries-Oberhoffen contre Nancy (81-84)

Longtemps plus passif qu’actif, le public du BCGO est en train de changer de visage pour se muer en vrai public de supporters. Un virage qui rappelle le bon vieux temps, dû aux excellents résultats du club et à un noyau dur de fidèles.

Sans doute ne connaîtra-t-on plus jamais plus les soirées de délire complet vécues dans l’ancienne salle du BCGO.

Une arène d’un autre temps, au sol en PVC vert, où les supporters survoltés et entassés pouvaient, à quelques centimètres près, faire des croche-pattes aux adversaires tant ils étaient proches du terrain, et où la fumée de cigarette émanant du bar formait un nuage de fumée, rendant l’atmosphère plus irrespirable encore.

Ce chaudron-là était à part, définitivement. Avec la mise à disposition de la salle Adrien-Zeller en 2006 (1300 places assises actuellement), la marmite a bien grandi. Or, avec ce nouvel outil plus joli mais aussi plus vaste, faire entrer le public en ébullition s’est soudain révélé être plus coton.

Les trois dernières saisons sont en train néanmoins de refaire bouger les lignes, en bien. La rencontre de mardi contre Nancy, où la Forest Arena s’est remplie comme un œuf en pleine semaine, en est le parfait exemple.

« On sent que ça pousse »

« Depuis plusieurs matches à domicile, on sent que ça pousse, confirme Ludovic Pouillart, l’entraîneur. On a capté de vrais fidèles, y compris chez les VIP, qui encouragent autant que les autres, ce qui n’était pas forcément le cas quelques saisons auparavant. »

Le jeu séduisant et les résultats exceptionnels, avec deux montées en trois ans et cette accession en Pro B, sont évidemment l’une des clés du regain d’intérêt en faveur du BCGO. De même que la médiatisation croissante, une des conséquences notables de ce changement de statut.

« On suit les joueurs, les stats, le classement des adversaires. Avant on venait passer un bon moment, là je me trouve vraiment impliqué et je ne rate pas un match », explique Xavier, supporter occasionnel il y a quatre ans et désormais abonné.

Du Roeckel partout

Comme la SIG, qui a dû se hisser cinq fois de rang en finale pour que le Rhenus se laisse enfin gagner par l’hystérie, Gries-Oberhoffen a dû dépasser ses propres limites pour que le charme opère.

Il a aussi fallu pouvoir compter sur un socle d’irréductibles, amoureux de la première heure du BCGO, qui ont allumé la mèche menant au feu de joie que l’on connaît aujourd’hui.

« Il faut y mettre du cœur, confie Louis Lapp, speaker des “Green boys”. Une défaite à domicile, je la prends pour une défaite personnelle. Aujourd’hui, il y a aussi la musique pendant les matches, ce que Tom (Roeckel, fils du président) gère bien. »

Un noyau dur que l’on retrouve ailleurs dans la salle. Car il y a du Roeckel également chez les “Green move”, la troupe de jeunes danseuses qui assure l’animation aux temps-morts, et dans le kop, l’apanage de généreux bénévoles avant d’être repris en main cette saison par Nathalie, l’épouse du président, qui tambourine sans relâche pendant les matches.

Au BCGO, l’arène a peut-être changé, mais la fièvre, parfois enfouie, demeure.

 

 

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