Pas de tour de chauffe

samedi 11 janvier 2020

Pro B

Pro B : Quimper – BCGO (20h)

Après une mini-trêve de sept jours, Gries-Oberhoffen sera directement dans le bain, ce soir, à Quimper. Les Bretons, troisièmes, en sont à six victoires sur six à domicile.

En télévision, on dirait « sans transition »… car dès la reprise, c’est un sacré client que se coltinera le BCGO, tout à l’heure, dans le Finistère. Quimper, troisième de Pro B, est surtout invaincu à domicile depuis le début du championnat.

« Ça tourne bien, observe Ludovic Pouillart. Ils sont très solides, surtout dans leur salle. L’équipe est l’une des plus stables, il n’y a quasiment pas eu de recrue. On sait à quoi s’attendre, il n’y aura pas de surprise. On peut dire qu’on y va sans pression. »

Les hommes de Laurent Foirest ne sont pas vraiment les ambassadeurs d’un basket glamour. Quimper brille avant tout par sa défense, la deuxième meilleure de la division avec 72,1 points encaissés par rencontre (le BCGO pointe, lui, à la deuxième place des attaques les plus prolifiques avec plus de 82 points par match).

« L’état physique des uns et des autres ? Un saut dans l’inconnu »

N’est-ce pas Mickaël Jordan lui-même qui disait que si l’attaque faisait lever les foules, la défense, elle, faisait gagner les titres ? On n’en est pas tout à fait là encore avec les Bretons, mais la maxime permet de mesurer l’ampleur de la tâche qui attend les Griesois.

« L’incertitude, c’est qu’on sort d’une coupure. L’état physique des uns et des autres, c’est un peu le saut dans l’inconnu, analyse le technicien alsacien. C’est un peu à double tranchant, mais de notre côté, je suis très content de la forme de mes joueurs. Ils se sont entretenus et n’ont pas fait trop d’excès. On a repris le 4, et on a bien bossé. »

Un exemple de plus de l’état d’esprit emprunt de passion et de volonté qui règne au sein de la formation villageoise. Cela pourrait peser dans la balance, bien que les Verts ne soient pas favoris ce soir, d’autant que leur sniper espagnol, Saul Blanco, opéré pour un lavage articulaire du genou, est encore trop juste pour tenir sa place.

« Je suis un peu déçu, confie Ludovic Pouillart. Il a repris l’entraînement individuel et on a tenté de l’intégrer aux séances collectives mais on a pris la décision de ne pas le faire jouer. Le chirurgien a dû l’ouvrir plus que ce qui était prévu, ce qui retarde la cicatrisation… »

L’équipe, qui sort de deux matches références sans son shooteur ibérique, a montré qu’elle avait malgré tout des ressources. Il faudra au moins ça, un soupçon d’euphorie aussi en ce début d’année civile, et sans doute même encore un peu plus pour faire tomber une première fois Quimper chez lui tout à l’heure.

 

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