Lentement mais surement

lundi 04 novembre 2019

Pro B

Pro B (4e journée) : après la défaite du BC Gries-Oberhoffen à Vichy (85-76)

Battu sans véritable surprise à Vichy, Gries-Oberhoffen a montré de bonnes choses mais manque encore de consistance et de régularité. Ludovic Pouillart espère que son équipe tournera à plein régime dans un mois.

L’expression de « défaite encourageante » a souvent le don de hérisser le poil des entraîneurs, qui vous diront que seul le succès peut valider les progrès et satisfaire leur mental de compétiteurs.

À Vichy, le BCGO savait qu’il serait reçu de pied ferme, face à un gros poisson que les Verts avaient plus que malmené la saison dernière. Cependant, malgré la défaite et malgré avoir couru derrière le score une bonne partie de la rencontre, Ludovic Pouillart préférait voir le verre à moitié plein.

« La blessure d'Olek Czyz, ça me casse la tête »

« C’est une équipe qui finira Top 4, glisse le technicien. L’an passé, on les avait battus trois fois sur quatre et on s’était qualifié en deux manches sèches à leurs dépens en demi-finale des play-offs. Leur ossature est restée la même donc on savait qu’on serait particulièrement attendus. »

Et d’ajouter : « C’est pour cela qu’il y a tout de même du positif à tirer de ce revers. On revient par exemple à deux points à trois minutes de la fin, en ayant une balle pour égaliser. Ça montre un certain caractère et qu’on peut jouer les yeux dans les yeux avec les meilleurs. Ils nous ont respectés tout du long. Alors certes, on veut toujours gagner, mais je le répète : il nous faut du temps. »

4/16 aux lancers, dont 0/8 dans le dernier quart

La blessure d’Olek Czyz, pierre angulaire du système voulu par le coach alsacien, retarde également l’arrivée à maturation d’une équipe qui cherche encore des repères à tous les étages et brille pour l’instant autant par ses coups d’éclat que son inconstance.

« Franchement, la blessure d’Olek… ça me casse la tête. Il faut trouver de nouvelles solutions, il n’y a pas le choix. “Taut” (Tautvydas Slezas, son remplaçant) est un bon joueur mais son registre est différent. En attaque, la perte d’Olek nous fait mal, vraiment, parce que son basket était pile-poil ce dont avait besoin l’équipe à ce poste-là », lâche encore le technicien.

Autre point souligné par l’entraîneur griesois et conséquence peut-être de l’absence du Polonais, le manque de leadership et des responsabilités partagées, certes, mais parfois mal assumées. C’est le revers de la médaille pour une formation jugée plus « homogène » que lors du précédent exercice.

L’excellente prestation de Bruno Cingala-Mata n’a ainsi pas permis de cacher la relative défaillance collective dans certains secteurs statistiques. « On fait un vilain 4/16 aux lancers, dont un 0/8 dans le dernier quart, sans oublier les 22 ballons perdus sur le match. Ça nous plombe, et pourtant, on n’est pas si loin », positive Ludovic Pouillart, qui ne veut pas s’affoler et tirer de conclusions trop hâtives, malgré ce qu’il peut entendre çà et là.

« L’an dernier, on était à 3-3 (trois victoires, trois défaites, nldr) après six matches. Là, on est à 2-2, je crois pouvoir dire qu’on est dans les clous. »

Et ce même s’il reste encore du pain sur la planche pour que le BCGO donne sa pleine mesure, d’ici « la fin novembre », espère le tacticien.

 

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