Changement de cap

lundi 02 décembre 2019

Pro B

Pro B (8e journée): après Gries-Oberhoffen - Rouen (103-79)

Ludovic Pouillart a changé ses plans de jeu la semaine passée pour intégrer sa nouvelle recrue, Karam Mashour, et donner un nouveau souffle à son équipe. Un BCGO new look et prometteur qui a fait sensation contre Rouen.

Il y a toujours dans une saison des rencontres charnières. Des matches qui stoppent net une dynamique que l’on pensait irrépressible ou, à l’inverse, qui ouvrent la voie à une ère de prospérité.

Le festival collectif de Gries-Oberhoffen (129 d’évaluation, troisième meilleure marque de la saison toutes équipes confondues) qui a conduit au succès contre Rouen ce vendredi (103-79) sera peut-être à classer dans la seconde catégorie.

« Sera », car le hic, c’est qu’on ne le saura qu’après-coup. Il n’est pas néanmoins inconvenant d’écrire que le BCGO a livré avant-hier sa performance la plus accomplie depuis le début du championnat et que l’impression laissée dessine de belles promesses.

MashourXXL

Ludovic Pouillart ne s’en cache pas : « J’ai vu le basket que j’aime, s’enthousiasme le technicien griesois. Cette identité de jeu, qui a fait notre force les saisons passées, qu’on a développée contre Rouen. »

Peu d’attaques placées, des courses et des tirs en première attention : on a eu droit par moments à ce tempo bouillonnant qu’affectionne tant le coach alsacien et si difficile à contenir pour l’adversaire.

La performance XXL de Karam Mashour (28 points, 34 d’évaluation) n’est pas étrangère non plus à ce printemps griesois. « Il complète notre puzzle. Avec lui, Saul (Blanco) est meilleur, Josep (Franch) aussi. Les mecs s’éclatent et c’est ça qui est très positif. »

Le club, qui cherche à combler le vide causé par Olek Czyz, a peut-être enfin trouvé la pièce qu’il manquait en la personne de l’Israélien, même si le profil n’est pas tout à fait le même.

« Karam nous apporte beaucoup de polyvalence, confirme Ludovic Pouillart. Il peut jouer arrière, ailier ou intérieur, qui est performant à trois points, ce qui est un vrai plus pour écarter la défense. »

Si le BCGO a joué sa meilleure partition, c’est aussi grâce au changement de cap opéré par l’entraîneur alsacien.

« J’ai tout remis à plat »

« Après la défaite contre Saint-Chamond, j’ai tout remis à plat, j’ai modifié nos principes de jeu, nos mouvements, confie-t-il. Le dimanche, on s’est entraîné deux heures, en repartant de zéro, quasiment. »

La hiérarchie au sein de l’effectif a aussi été redéfinie. Il a fallu faire de la place à Mashour et certains en ont fait les frais contre Rouen, en particulier les jeunes.

Gbetkom et Cassier ne sont apparus sur les planches de la Forest Arena que dans les deux dernières minutes d’une rencontre dont le sort avait déjà été scellé. Flosse n’a lui pas disputé la moindre seconde. Ce n’est pas une sentence mais une indication : le BCGO jusque-là réputé pour son homogénéité semble vouloir donner les clés de sa maison aux Espagnols, à Dinal et à Mashour notamment.

« Tout ce qu’on fait ne sera confirmé que si on arrive enfin à gagner à l’extérieur, nuance malgré tout Ludovic Pouillart. On a en tout cas un bon coup à jouer : en décembre, on a trois matches à domicile. Si on arrive à enchaîner à l’extérieur, on peut entamer une belle série. »

Un début de réponse sera donné à Paris, dimanche prochain. La démonstration de ce vendredi donne envie d’y croire, en tout cas.

 

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